CALACS du KRTB

Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel

Actualités

Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes 

Dans le cadre de la Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes, tenue le 18 septembre 2009, le CALACS du KRTB a publié un texte de réflexion dans un hebdomadaire local. En voici le contenu.

En cette 28e année de sensibilisation initiée par le Regroupement des Calacs, la journée du 18 septembre proposera différentes réflexions sur les crimes sexuels commis envers les femmes. Le Calacs du KRTB présent depuis 6 ans sur le territoire constate que les crimes ne sont pas moins nombreux, ni moins violents qu’ailleurs au Québec.

Il y a un visage derrière chaque agresseur[i].

La sensibilisation médiatique sur les agressions à caractère sexuel depuis quelques années contribue à mieux faire comprendre la nature et la gravité de ces crimes. Cependant les agressions n’ont pas diminué pour autant. Sommes-nous arrivés à une autre étape?  Celle de mettre un visage sur l’agresseur.  Dans les publicités nous voyons les victimes mais jamais l’auteur du crime.

Et pour cause direz-vous, personne ne veut être identifié à un agresseur.  C’est dire à quel point le crime à caractère sexuel est important et est lourd de conséquences chez les victimes. Les contrecoups de cette expérience touchent la victime ainsi que son réseau, son niveau d’intégration et de performance sociale et professionnel,  son autonomie économique et l’état de sa santé globale.

Dans 70 à 85 % des les agresseurs sont connus de la victime.   Dans ce contexte, le crime est plus souvent caché et toléré car l’agresseur fait partie directement de son milieu naturel, (famille proche, amiEs et ceux de sa famille, milieu scolaire ou professionnel et récréatif.) Celui-ci n’hésite pas à utiliser la manipulation affective, matérielle, le chantage, l’intimidation (menaces, violence physique) pour soumettre ses victimes  à des activités auxquelles elles ne donnent pas un consentement libre.  Il n’est pas rare que l’on se tourne vers la victime pour vérifier ses dires. On aimera savoir si elle a consentit à l’agression et si celle-ci est véridique. En parler demande donc beaucoup de courage, de persévérance et surtout du soutien des membres de la société.   Un consentement à l’agression sexuelle : ça n’existe pas !!

Être des citoyens solidaires.

Guérir des gestes d’agressions ne passe pas uniquement pas le système judiciaire.  La guérison est possible aussi lorsqu’il y a  un engagement social de dénonciation  publique (ce qui inclus nos familles, notre milieu de travail et de loisir) sur ces crimes graves. Des gestes simples et concrets sont possibles : prendre position contre les propos dégradants, humiliants et pré judicieux envers les femmes, accueillir une personne qui se confie à vous sans la juger.

Les ressources sont de plus en plus nombreuses dans les cas d’agression à caractère sexuel, pour les victimes, les proches et les agresseurs.  Vous pouvez y trouver le support nécessaire et des personnes qualifiés pour vous accompagner.


[i] La forme masculine « agresseur « est utilisée parce qu’il représente plus de 80%  des crimes commis.  Ceci n’exclu pas que les femmes peuvent aussi commettent ces crimes.

 

Le CALACS du KRTB a son Web magazine

WebzineLe Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) du KRTB a lancé le 19 février dernier Le Lotus Webzine, un magazine sur le Web. Le webzine a pour but de sensibiliser la population à la problématique des agressions à caractère sexuel et de rejoindre les victimes dans le confirt de l’anonymat que procure la Toile.

 Le CALACS espère ainsi offrir un contenu plus interactif et attrayant et dépasser la simple brochure d’information. La problématique y est présentée d’une manière plus humaine. Des entrevues avec des intervenants du milieu montrent leur côté vulnérable. Tandis que les jeux questionnaires suscitent la réflexion et apportent des nuances à certains aspects des agressions sexuelles.

L’arrivée des nouvelles technologies du Web 2.0 a été très bénéfique pour le CALACS. Organisme à but non lucratif, le Centre doit subsister avec peu de moyens et user d’imagination afin d’honorer au mieux sa mission. Le blogue (version économique du site Web) s’est avéré un choix judicieux pour héberger le Webzine.

Même si les idées ne manquent pas pour produire un deuxième numéro, Le Lotus Webzine est unique pour le moment. L’équipe du CALACS du KRTB rêve par contre d’en produire d’autres dans l’avenir. Le nombre de visites et le budget de l’an prochain détermineront s’il demeure solitaire.

 

5e anniversaire du CALACS du KRTB   

 Le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) du KRTB a célébré le 5ième anniversaire de l’ouverture de ses portes le 6 octobre 2008. La population était conviée à un « 5 à 8 » empreint d’une ambiance joyeuse. 

Au programme : le dévoilement du nouveau logo du CALACS qui était précédé d’un bref historique de l’organisme. Par la suite, les gens ont assisté à la conférence « Parcours d’immigrantE – comprendre pour mieux aider » avec l’invitée Beatriz Dias Miranda, psychologue au Brésil. L’immigration a été abordée du point de vue de l’immigrant, en effleurant les démarches administratives et les impacts psychologiques d’un tel parcours. Il a été également question de l’intervention interculturelle, en particulier dans un contexte de relation d’aide. La soirée s’est conclue par une période d’échanges bien intéressants avec la conférencière. 

En réaction à la poursuite intentée par M. Harold Bouchard

Cette lettre ouverte a été publiée dans le journal Info Dimanche le 24 septembre 2008. 

Devant la médiatisation de la poursuite intentée par M. Harold Bouchard, toutes les intervenantes du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) du KRTB éprouvent le besoin de s’adresser à la communauté. Près de la réalité des femmes et adolescentes agressées sexuellement, les intervenantes savent que l’affaire a des retentissements chez des victimes qui hésitent présentement à demander de l’aide. Le CALACS craint que celles-ci ne se privent de ressources disponibles, parce que le système judiciaire leur apparaît encore plus intimidant ou parce qu’elles redoutent d’être victimes de préjugés.  

Loin de nous l’idée de juger le traitement médiatique. Les journalistes font leur devoir en tentant d’informer la population. Nous ne prenons pas non plus partie dans cette affaire. La Justice a pris une décision et il n’est pas dans la mission du CALACS de juger des accusés ou de défendre une personne devant la Cour. C’est le rôle du système judiciaire.

Le CALACS joue ici son rôle de sensibilisation et d’information. Le message s’adresse particulièrement aux victimes d’une agression à caractère sexuel. Si vous avez été agressées sexuellement, n’hésitez jamais à en parler. Ce peut être un proche en qui vous avez confiance ou encore à une ressource qui peut vous accompagner en respectant vos besoins. Mais ne restez pas seule avec un pareil secret.

D’autre part, nous savons aussi que les préjugés sur les victimes risquent de ressortir à la suite du traitement médiatique de l’affaire Harold Bouchard. Par exemple, l’idée que les jeunes filles accusent une personne en situation d’autorité d’agression sexuelle pour se venger ou par jalousie risque de ressortir davantage ces jours-ci. Or, il s’agit de cas très rares qui se rendent rarement jusqu’au procès. Par ailleurs, jusqu’à 90 % des agressions sexuelles ne sont jamais déclarées. (Statistiques Canada) 

Quelques dates importantes concernant l’affaire Harold Bouchard

17 décembre 2004 : arrestation de M. Bouchard

mars 2008 : l’ex-entraîneur est blanchi de trois chefs d’accusation d’agressions sexuelles sur une joueuse de moins de 14 ans

septembre 2008 : M. Bouchard poursuit au civil l’enquêteur à la Sécurité publique, la Ville de Rivière-du-Loup, les parents de la plaignante et la plaignante elle-même 

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