CALACS du KRTB

Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel

Immigrantes, réfugiées, handicapées, lesbiennes et autochtones

Inukshuk, homme debout. Construit par les habitants de Kuujjuarapik au printemps 2007. La photo est une gracieuseté de Marjolaine Bell.

Inukshuk, homme debout. Construit par les habitants de Kuujjuarapik au printemps 2007. La photo est une gracieuseté de Marjolaine Bell.

Les femmes davantage discriminées

Suivant les chiffres de Statistiques Canada, il est généralement accepté d’affirmer qu’une (1) femme sur 4 a subi une agression sexuelle au cours de sa vie. Une agression à caractère sexuel est commise toutes les 17 minutes au Canada.

Si la violence sexuelle touche toutes les femmes peu importe leur âge ou leur statut social, certains groupes ont été identifiés comme population plus à risque. C’est le cas des femmes autochtones, immigrantes, réfugiées, lesbiennes et handicapées. Elles constituent ce que les intervenantes des CALACS appellent : les femmes davantage discriminées.

Selon le Comité canadien sur la violence faite aux femmes (1993), 83 % des femmes handicapées feront l’objet d’une agression sexuelle pendant femme-handicapeeleur vie. Près du tiers des agressions envers ces dernières sont commises par des personnes chargées de fournir des soins de santé et des services de base (Regroupement québécois des CALACS).

L’incidence de la violence chez les femmes et les enfants autochtones est également très élevée. L’Association des femmes autochtones de l’Ontario estime que 80% des femmes vivant dans les réserves de la province ont été abusées ou agressées sexuellement. Selon l’Association des infirmières autochtones et inuits du Canada (1991), 30% des enfants souffrent d’exploitation sexuelle.

Quant aux femmes lesbiennes, les statistiques sur les agressions à caractère sexuel qu’elles subissent nous font défaut. Cependant, les confidences de quelques-unes d’entre-elles oeuvrant au sein des CALACS ou ayant reçu de l’aide, révèlent qu’elles sont victimes de harcèlement sexuel d’une manière singulière en plus d’être discriminées parce qu’elles sont des femmes. Entre autres exemples, des relations sexuelles à trois leur sont proposées de façon importune.

À notre connaissance, il n’existe pas de données précises sur l’incidence de la violence sexuelle auprès des femmes immigrantes et réfugiées. Cependant, tout indique que leurs conditions particulières de vie risquent d’accroître leur vulnérabilité. Comme les femmes handicapées, lesbiennes et autochtones, les immigrantes doivent surmonter des obstacles importants pour trouver de l’aide. Elles nécessitent tout autant une attention particulière.

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